
À l'aube de la modernité
Un laboratorio di carte
Il linguaggio della politica nel ‘carteggio’ di Francesco Guicciardini
DOI : 10.46277/eliphi.2017.021.8
Résumé
Résumé en français : Ce volume interroge les rapports entre la correspondance du penseur politique florentin Francesco Guicciardini (1483-1540) et ses autres écrits (Ricordi, Considerazioni sui ‘Discorsi’ di Machiavelli, Storia d’Italia). Partant de l’analyse des termes prudenza, discrezione, esperienza, congettura et opinione, l’ouvrage montre que l’apport de Guicciardini à la langue politique moderne ne consiste pas tant en la création de termes neufs, qu’en la précision du sens de mots hérités de la tradition dans des contextes linguistiques, discursifs, historiques ou politiques définis. L’examen minutieux des occurrences des cinq mots, à la fois dans le ‘carteggio’ et dans les œuvres, révèle les ramifications de l’intertexte guichardinien, dans lequel des nœuds conceptuels – tels que l’importance de l’expérience récente comme source d’enseignement pour répondre aux questions du présent, ou la nécessité de mettre en relation imminence et importance d’un péril pour régler sa conduite – traversent les écrits sans distinction de genre. Suivre la trajectoire de tels concepts à partir de leur genèse, souvent identifiée dans les lettres, permet de mettre en lumière le rôle de la correspondance pour l’enregistrement « à chaud » des réflexions de l’homme d’état sur les temps troubles qu’il vit : les guerres d’Italie. Une telle méthode rend évidentes la fonction de la correspondance comme réservoir de faits et de formulations auquel puise l’auteur pour la rédaction des œuvres, et l’importance de l’écriture épistolaire comme moyen mnémonique perpétuant les idées d’un écrit à l’autre.
Résumé en italien : Partendo dall’analisi dei termini prudenza, discrezione, esperienza, congettura e opinione nel ‘carteggio’ e negli altri scritti di Francesco Guicciardini, il volume mostra che l’apporto dell’autore al linguaggio politico moderno non consiste tanto nel coniare parole nuove, quanto nel precisare o estendere il significato di termini già consolidati dalla tradizione in contesti linguistici, discorsivi, storici e politici ben determinati. L’esame accurato delle occorrenze delle cinque parole svela le ramificazioni dell’intertesto guicciardiniano, pervaso dai medesimi nodi concettuali senza distinzione di generi. Seguire la traiettoria di questi concetti a partire dalla loro genesi, non di rado identificata nelle lettere, consente di gettare nuova luce sul ruolo della corrispondenza nella registrazione ‘a caldo’ delle riflessioni dell’uomo di stato sulla difficile congiuntura storico-politica che gli è dato di vivere e assecondare. Tale metodo rende evidente la funzione della corrispondenza quale serbatoio di fatti e formulazioni al quale l’autore attinge per la redazione degli altri suoi scritti, nonché l’importanza mnemonica della scrittura epistolare per mantenere vive le idee da uno scritto all’altro.

